La commune est traversée d’est en ouest par le Drac, qui sépare le coteau de la rive droite, où se situe le « Village », et la large plaine agricole de la rive gauche où sont les hameaux de « Haute Plaine » et de « Basse Plaine ». La commune de Chabottes est située dans la zone périphérique du Parc national des Écrins et fait partie des communes adhérentes à la Charte du Parc. Chabottes est située à 20 kilomètres au nord de Gap, préfecture des Hautes Alpes, et à 8 kilomètres à l’est du chef-lieu de canton Saint Bonnet en Champsaur. Chabottes est entourée par le célèbre bocage du Champsaur qui est le plus haut bocage d’Europe.

Le nom de Chabottes est certainement la francisation du nom occitan chabota, qui désigne une cabane en pierres sèches couverte de chaume. Les habitants sont appelés les Chabottines et Chabottins.

Histoire
La première communauté locale fut sans aucun doute à l’époque gallo-romaine, celle établie au confluent du torrent d’Ancelle et du Drac, au lieu dit à l’époque « la villa de Sauta », appelé aujourd’hui « Sante ». Une localité probablement ensevelie entre 400 et 600 après J.C par les eaux provenant du lac glaciaire d’Ancelle. Placé sur un ancien chemin préhistorique partant de Châteauroux (sur les bords du val de Durance) pour franchir les cols d’Orcières puis ceux du Noyer. La seigneurie de Chabottes dépendait au Moyen-âge à la fois du Dauphin et du Seigneur de Montorcier. En 1339, Humbert II, Dauphin, donna à son écuyer (Etienne de Roux) les moulins de Chabottes, une infrastructure au revenu important pour l’époque. Ce dernier les unit à un fief créé pour lui sous le nom de Prégentil (dont le manoir se trouve sur la commune de Saint-Jean-Saint-Nicolas). Durant son histoire, la commune de Chabottes fut souvent secouée par les conflits, d’abord en 1369 avec son pillage par une troupe de « routiers » provençaux, puis durant les guerres de religion et enfin en 1692 avec les armées du Duc de Savoie, armées qui mirent à sac toute la région. La population augmenta vers 1850. Les habitants du hameau de la Basse-Plaine réalisèrent alors une nouvelle église plus grande, marquant ainsi leur opposition à la municipalité, qui dut finalement l’accepter. Ce fut la
période de la construction du canal de Gap qui amena l’eau du Torrent de la Rouanne puis du Drac jusqu’au versant sud du col Bayard déficitaire en eau, la forte pression démographique poussa une nombreuse population à une migration vers l’Amérique du nord. La population locale déclina lentement par la suite, face à l’exode rural puis à la première guerre mondiale. Ce n’est qu’à partir des années cinquante que Chabottes retrouva une certaine expansion avec l’amorce de plusieurs chantiers comme le réseau d’eau potable en 1955, la construction de l’école à la Basse-Plaine en 1960, le réseau d’assainissement en 1966, le remembrement en 1970 ou plus récemment avec l’arrosage par aspersion, la station d’épuration ou la base de loisirs.

Économie
Son activité s’équilibre entre l’agriculture, le tourisme, le commerce et l’artisanat. Cette commune de 996 hectares, située à une altitude comprise entre 1050 et 1 350 mètres se divise en deux parties bien distinctes : la plaine, agricole, secteur de cultures bocagères, et le coteau, de moyenne montagne, où se trouvent les alpages.

Démographie
Peuplée de 834 habitants, on y remarque actuellement une remontée de la population, due en grande partie à l’essor du tourisme hivernal, lié au développement des stations de sports d’hiver du haut Champsaur, (Saint Léger les Mélèzes, Chaillol, Orcières-Merlette), mais aussi au tourisme estival (le « plan d’eau du Champsaur » sur la commune voisine de Saint Julien en Champsaur, les nombreux itinéraires de randonnée pédestre ou en VTT, les sites d’escalade).

Lieux et monuments
– L’église paroissiale de la nativité, située au lieu-dit « Les Estèves », La Basse-Plaine, construite entre 1853 et 1855. Elle est inscrite à l’inventaire complémentaire des monuments historiques, depuis le 25 octobre 1991.
– L’église paroissiale de l’Assomption, à Chabottes Village construite entre 1864 et 1884, est inscrite à l’inventaire complémentaire des monuments historiques, depuis le 25 octobre 1991.
– La Chapelle de la Nativité de la Vierge, située dans l’enceinte du cimetière au hameau de la Haute-Plaine.
Ancienne église paroissiale jusqu’à la construction de l’église actuelle à la Basse-Plaine
vers 1860. La chapelle d’origine du XVIII e siècle correspond au chœur et à la sacristie, la nef
ayant été rajoutée au XIX e ou début du XX e siècle.
– Le calvaire monumental, de 1934.
– L’aqueduc des Gorges au dessus du Pont de Frappe, qui a récemment été rénové.